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Santé - Maladie et bobos - affections cardiaques

Les affections cardiaques (cardiopathies) du chien

Le but de cette fiche est de présenter l'ensemble des affections cardiaques que l'on rencontre chez le chien.

Généralités

Quand dit-on qu'une cardiopathie est acquise ou congénitale?

Une cardiopathie est dite congénitale lorsqu'elle est présente dès la naissance. Il est important de la diagnostiquer avant la vente du chiot ou du châton, pour éviter conflits et situations dramatiques!

Une cardiopathie est dite acquise lorsqu'elle n'est pas présente à la naissance, mais qu'elle se développe au cours de la vie de l'animal (dans ce cas, elle ne relève pas de la responsabilité de l'éleveur, sauf dans les cas où une cause héréditaire est démontrée).

Noter qu'une cardiopathie congénitale ou acquise peut être héréditaire (déterminée par le patrimoine génétique transmis par les parents), ou non ("accident" au cours de la formation du foetus, influence de l'"environnement"...)

Quels symptômes peuvent provoquer une cardiopathie sur mon chien?

Ces symptômes peuvent être très variés.

Chez le très jeune chiot, une cardiopathie congénitale peut parfois être responsable d'un retard de croissance, voire même d'une mortalité avant l'âge de deux mois.

Les affections cardiaques peuvent être responsables d'une insuffisance cardiaque congestive (ICC), qui résulte d'un mauvais débit cardiaque. L'insuffisance cardiaque congestive gauche est responsable de symptômes respiratoires (toux, essoufflement, oedème pulmonaire), alors que l'insuffisance cardiaque congestive droite donnera des épanchements dans le thorax et l'abdomen (ascite).

Les cardiopathies peuvent aussi être responsables de syncopes, parfois mortelles

Comment savoir si mon chien ou mon chat est atteint d'une cardiopathie?

 

La plupart des cardiopathies sont responsables d'un souffle cardiaque, qui s'entend à l'auscultation.
Des examens complémentaires sont alors nécessaires pour diagnostiquer de quelle affection il s'agit: échocardiographie (qui permet de visualiser les cavités cardiaques, les valvules...), doppler (pour mesurer la vitesse des flux sanguins, comme par exemple la vélocité du sang au départ de l'aorte), électrocardiographie (pour mettre en évidence des troubles du rythme cardiaque), radiographie (pour visualiser la silhouette cardiaque, un oedème pulmonaire...).

Certaines cardiopathies ne provoquent pas de souffle à l'auscultation. Seule l'échocardiographie permet de les diagnostiquer (ou plus rarement l'électrocardiographie lors de troubles du rythme); ces examens seront entrepris lorsque des symptômes cliniques seront constatés (toux, fatigue, essoufflement, épanchement abdominal, syncopes...), ou bien de façon systématique dans le cas de races qui font l'objet d'un programme de dépistage (Cavalier King-Charles, Boxer, Dobermann, Leonberg...).

Quel est l'intérêt de diagnostiquer les cardiopathies?

Celà permet de mettre un place un traitement qui retardera l'apparition des symptômes lorsque l'animal n'en présente encore pas, qui diminuera leur intensité lorsqu'il en présente et améliorera son confort de vie, et prolongera son espérance de vie, dans de meilleures conditions.

Les cardiopathies congénitales

La persistance du canal artériel:

Cette affection se rencontre plus fréquemment chez le Berger des Pyrénées, le Terre-Neuve, et dans de nombreuses autres races. C'est la plus fréquente des cardiopathies congénitales, avec la sténose pulmonaire et la sténose sous-aortique.

Le canal artériel est une communication entre l'aorte et l'artère pulmonaire, sous forme d'un canal, qui existe normalement chez le foetus, et qui permet le shunt d'une partie du sang éjecté dans les poumons directement dans l'aorte, pour n'envoyer dans les poumons que le sang nécessaire à leur vascularisation, puisqu'ils n'ont pas encore un rôle d'oxygénation de l'organisme. Ce canal se ferme normalement à la naissance, lorsque le poumon se remplit d'air. Lorsque ce canal artériel persiste, une partie du sang éjecté dans l'aorte repart dans l'artère pulmonaire, ce qui provoque des symptômes d'insuffisance cardiaque et la mort en un à deux ans en moyenne.

Le diagnostic de certitude se fait à l'auscultation, puisqu'il s'agit du seul souffle qui s'entend à la fois en systole et en diastole (contraction et relâchement du coeur).

Le traitement est chirurgical: il s'agit de ligaturer le canal artériel. Cette opération est lourde et délicate, mais lorsqu'elle est possible (elle est par exemple contre-indiquée lors d'anévrisme du canal), elle donne des résultats excellents.

 

La sténose aortique et la sténose sous-aortique (SSA):

Elle fait l'objet d'un programme de dépistage systématique des reproducteurs chez le Boxer (elle est héréditaire), mais elle se rencontre aussi fréquemment dans d'autres races: Leonberg, Terre-neuve...

Il s'agit d'un rétrécissement entre la chambre de chasse du ventricule gauche et l'aorte: lorsque le ventricule gauche se contracte, le sang est éjecté à travers un orifice rétréci, ce qui provoque des turbulences et donc un souffle cardiaque.

Ce souffle cardiaque peut s'entendre dès l'âge de 2 mois, lors de la première vaccination du chiot, mais dans les cas peu sévères il peut s'entendre plus tard, jusqu'à 6 mois.

La gravité de la maladie est fonction de l'importance de la sténose: les cas peu sévères mènent une vie parfaitement normale, alors que les cas sévères présentent des syncopes et une mort brutale, parfois avant un an.

Le diagnostic se fait à l'échocardiographie (qui met en évidence le rétrécissement), et au Doppler (la vélocité du sang est augmenté au niveau du rétrécissement).
Il n'y a pas de traitement.

La sténose pulmonaire:

C'est la cardiopathie congénitale la plus fréquente. Elle se rencontre dans toutes les races, particulièrement les brachycéphales.

Il s'agit d'un rétrécissement au départ de l'artère pulmonaire, au niveau de la valvule pulmonaire.

Elle provoque un souffle cardiaque, déjà audible lors de l'auscultation du chiot lors de sa première viste à deux mois.

Lors de sténose peu sévère, le chien mène une vie parfaitement normale, sans symptômes.
Lors de sténose importante, les symptômes sont ceux d'une insuffisance cardiaque droite: essoufflement, ascite.

Le diagnostic se fait à l'échocardiographie et au Doppler.
Il n'y a pas de traitement, si ce n'est celui de l'insuffisance cardiaque lorsqu'elle est présente. Un traitement chirurgical existe lors de sténose sévère (dilatation de la valvule par une sonde à ballonnet).

Les cardiopathies acquises

L'endocardiose de la valvule mitrale

L'endocardiose de la valvule tricuspide

Les cardiomyopathies dilatées: recherchée par le Club du Leonberg

La fibrillation atriale idiopathique

Les endocardites bactériennes

 

Bon, parmi toutes ces affections, c'est surtout la cardiomyopathie dilatée qui touche le Leonberg. Elle fait d'ailleurs l'objet d'un programme de dépistage par le Club de race.